CROS : Claude FAUQUET : "Nos clubs sont en grande difficulté"

Claude FAUQUET : « Nos clubs sont en grande difficulté »

Deux grands axes ont été au centre de l’assemblée générale du comité régional olympique et sportif de Picardie qui s’est déroulée dans la salle de conférence Jules Verne de la Chambre des Métiers à Boves, sous la houlette de Claude FAUQUET : l’avenir de la grande région Hauts-de-France et surtout le sport de haut niveau. On peut même dire que c’était la dernière assemblée générale avant qu’en 2018, ne démarre la grande région.
Le processus est le suivant : dans chaque discipline, les deux ligues procèdent à des réunions communes, doivent ensuite procéder à une assemblée générale de dissolution avant que la grande ligue des Hauts-de-France ne soit effectivement créée. Cela prend évidemment du temps plus ou moins long selon la volonté des uns et des autres de vouloir travailler ensemble. Si dans certaines disciplines, l’entente fonctionne bien entre les gens du Nord-Pas-de-Calais et Picardie, comme par exemple le cyclisme et la Voile qui a  déjà un nouveau président, à l’inverse dans d’autres disciplines, on traine un peu les pieds.
Mais ce n’était pas l’essentiel de cette soirée car le plus important en définitive ont été les propos prononcés par Claude FAUQUET. Pour  la première fois depuis son élection, le président a évoqué ce fameux « balancier » qui consiste à trouver le véritable équilibre entre aider à la fois le sport de haut niveau olympique sans négliger les autres fédérations, plus modestes et qui n’ont pas la chance d’être au programme des J.O.
Le Claude FAUQUET  que nous avons écouté jeudi soir, c’est le Claude FAUQUETqui a dirigé la natation picarde en tant que CTR, qui a amené les meilleurs nageurs français  vers les titres olympiques et mondiaux, qui a dirigé l’INSEP. Bref, le Claude FAUQUET chargé du haut niveau. Le haut niveau, le président du comité régional olympique l’a évoqué notamment lorsqu’il a rappelé la candidature de Paris pour les Jeux de 2024. « En 2024, a-t-il martelé, je suis convaincu que nous allons gagner. Je suis donc optimiste. Le sport de haut niveau, c’est ma vie. C’est lui qui m’a nourri. Mais je tire la sonnette d’alarme. Nos clubs sont en grande difficulté. Aujourd’hui, il ne faut pas oublier les sports olympiques ».
La crainte de Claude FAUQUET, c’est qu’en 2024, la situation ne se soit aggravée concernant les athlètes de haut niveau. Il a peur que justement, nos athlètes ne soient pas prêts pour cette grande échéance car ils n’auront pas été aidés suffisamment.
Un exemple fourni par le Député Pascal DEMARTHE : sait-on qu’aujourd’hui, en France, 40% des athlètes classés sportifs de haut niveau gagnent moins de 500 euros par mois et qu’un grand nombre ne sont pas salariés et n’ont donc pas de couverture sociale. Cette situation va s’aggraver dans les années qui viennent et c’est bien que Claude FAUQUET ait  « tiré la sonnette d’alarme« .
Sera-t-il entendu? Nous n’en sommes pas certains, hélas.
Claude FAUQUET a enfin insisté sur la nouvelle grande région, tout en n’oubliant pas ce que lui a apporté la Picardie. « Je n’oublierai jamais que  la Picardie m’a permis de me construire. C’est une région à dimension humaine. En tout cas, j’aurai présidé la dernière assemblée générale, ancienne formule et j’éprouve une petite émotion. Maintenant, il faut se tourner vers l’avenir. »
Lionel HERBET